
Selon Julien Bittel, responsable de la recherche macroéconomique chez Global Macro Investor, une divergence notable est apparue sur les marchés actuels entre la dynamique des liquidités et la performance des différentes classes d'actifs. Il a constaté que, si l'on compare les indicateurs mondiaux aux indices boursiers, les marchés actions semblent logiques et se maintiennent proches de leurs plus hauts historiques. Cependant, lorsqu'on compare ce même indicateur à la performance du Bitcoin ( BTC ), une contradiction apparaît : la cryptomonnaie, selon lui, intègre un scénario qui prédit la fin du cycle de liquidité.
Bittel a souligné que ces deux signaux ne peuvent être vrais simultanément. Soit les marchés traditionnels donnent une image erronée de l'impact de la liquidité, soit les cryptomonnaies signalent l'approche d'un point de basculement pour les actifs risqués. Il a également noté que, selon les données disponibles, la liquidité mondiale n'a pas encore atteint son maximum.
Selon l'analyste, le Bitcoin fait figure d'exception. Il souligne que « les événements du 10 octobre ont temporairement perturbé le processus de formation des prix du Bitcoin ». Parallèlement, les actions, les marchés du crédit et les autres actifs à risque, comme le note le spécialiste, « évoluent conformément à la logique d'un régime de liquidités croissant, se maintenant à des niveaux proches de leurs records ».
Bittel s'est concentré plus particulièrement sur l'ampleur des « écarts de peur excessifs » qui, selon lui, se sont creusés entre le prix du Bitcoin et les indicateurs macroéconomiques et de liquidité. Il a ajouté que les données globales indiquent une croissance continue, ce qui signifie que le marché du BTC semble actuellement constituer une anomalie. En conclusion, l'analyste a déclaré que le principal débat entre les scénarios haussiers et baissiers jusqu'en 2026 se résume à un seul facteur : l'orientation de la liquidité mondiale.
