
Au moment où vous lisez cet article, d'innombrables agents d'IA concluent frénétiquement des contrats, initient des paiements, gèrent des opérations de trésorerie et accèdent à des données sensibles. Leurs cas d'utilisation s'étendent rapidement, passant d'outils de conseil à entités économiques autonomes, mais il n'existe toujours pas de méthode standardisée pour déterminer qui ils sont, ce qu'ils sont autorisés à faire et qui est responsable en cas de problème.
Informations succinctes
- Les agents dotés d'intelligence artificielle deviennent des acteurs économiques : les systèmes autonomes effectuent déjà des paiements, redistribuent des capitaux et gèrent les fonctions de trésorerie, mais ils manquent d'identification et de responsabilité standardisées.
- L'absence d'identité constitue un risque systémique : les clés API et les identifiants cloud ne sont pas conçus pour les systèmes de décision autonomes. Sans identité vérifiable sur la blockchain, la confiance dans la finance basée sur l'IA sera compromise.
- La blockchain comme couche de confiance : l’identité vérifiable et programmable de l’agent (KYA) pourrait devenir la base de l’autorisation, de la responsabilité et de l’audit, ou des plateformes centralisées pourraient combler cette lacune.
À mesure que les agents dotés d'IA effectuent de plus en plus de transactions, l'infrastructure d'identification et d'autorisation basée sur la blockchain deviendra un pilier essentiel de la confiance dans l'économie numérique, et non plus un simple avantage. Cet argument peut paraître controversé, car certains partisans des cryptomonnaies affirment que l'identité décentralisée n'est pas encore largement répandue et que les entreprises privilégieront les identifiants cloud centralisés et les API privées. D'autres, en revanche, sont convaincus que les agents dotés d'IA sont encore au stade expérimental et loin d'atteindre une véritable indépendance financière.
Ces deux perspectives sous-estiment la rapidité d'intégration des systèmes autonomes dans les processus d'entreprise et ignorent à quel point l'infrastructure actuelle est inadaptée à la gestion des risques associés. L'infrastructure centralisée est trop lente pour suivre le rythme sans précédent de l'adoption de l'IA, ce qui souligne l'urgence d'une infrastructure décentralisée pour combler ce fossé.
