
L'utilisateur X, sous le pseudonyme camolNFT, a affirmé avoir configuré OpenClaw pour envoyer automatiquement des rapports de fraude fiscale potentielle au Service des impôts internes des États-Unis (IRS).
J'ai configuré mon compte OpenClaw pour signaler les personnes au fisc américain pour fraude fiscale.
Je perçois 30 % de toutes les recettes collectées par l'IRS pour mon rapport, voici comment cela fonctionne :
– Analyse les réseaux sociaux à la recherche de personnes « plaisantant » sur le fait de ne pas payer d'impôts sur les transactions en cryptomonnaies, en jeux d'argent, en revente ou en espèces.
– Prend… pic.twitter.com/Q83GuYIF6R— camol (@camolNFT) 12 avril 2026
D'après son auteur, le système recherche sur les réseaux sociaux les publications relatives à la fraude fiscale, enregistre des captures d'écran, collecte les données des comptes, puis automatise l'envoi d'un formulaire aux lanceurs d'alerte. Il affirme également espérer gagner plus de 500 000 dollars par an grâce à ces signalements.
Le programme de récompense des lanceurs d'alerte aux États-Unis est bien réel : le Bureau des lanceurs d'alerte de l'IRS verse des récompenses aux personnes dont les informations permettent au fisc de recouvrer des impôts. Ces récompenses représentent généralement entre 15 et 30 % des sommes effectivement recouvrées. Fin 2025, le service a également mis en ligne une version numérique du formulaire 211, simplifiant ainsi le dépôt électronique de ces demandes.
L'article ne précise pas si l'outil a déjà rapporté des paiements à son auteur, ni si l'IRS a accepté d'examiner de telles demandes.
Il est techniquement possible de réaliser un scénario consistant à rechercher des publications, à en faire des captures d'écran et à remplir semi-automatiquement des formulaires. Cependant, la fiabilité de ces signaux pour les autorités fiscales, notamment si le système collecte des données issues de « blagues » ou de publications sorties de leur contexte, reste une question ouverte.
Pour rappel, en mars, les spécialistes de CertiK avaient mis en garde contre les risques de vol de cryptomonnaies via OpenClaw.
