
Apple a lancé le MacBook Neo à 599 $, soit 500 $ de moins que le MacBook Air de base. C'est le premier ordinateur portable de la marque conçu spécifiquement pour les jeunes utilisateurs et le marché de l'éducation, et le premier Mac qui met l'accent sur la réparabilité.
Trois raisons d'acheter un MacBook Neo
Le premier argument est sa réparabilité. C'est inhabituel pour un produit Apple, et le fait que le Neo ait été conçu dès le départ avec des pièces remplaçables inspire confiance à l'utilisateur. Un ordinateur portable à 599 $ représente tout de même un investissement conséquent, et savoir qu'il peut être réparé plutôt que jeté après la première panne change la perception globale de l'appareil. D'autant plus qu'il est destiné aux jeunes : sacoches, salles de classe, utilisation intensive… le boîtier en aluminium sera mis à rude épreuve, la réparabilité n'est donc pas qu'un argument marketing, mais une véritable nécessité.
Le deuxième avantage réside dans la puce A18 Pro, la même que celle des iPhone 16 Pro et 16 Pro Max. Apple a délibérément abandonné les puces de la série M, destinées aux ordinateurs de bureau, au profit d'un processeur de la série A, conçu pour les appareils mobiles. D'après les tests de performance, l'A18 surpasse le M1 en monocœur ; et compte tenu du public cible et de la nature des tâches que le Neo effectuera, cela est largement suffisant.
Le troisième argument concerne l'écran. Malgré des économies substantielles sur d'autres aspects, l'écran Liquid Retina de 13 pouces rivalise avec celui d'ordinateurs portables deux fois plus chers. De plus, l'absence d'encoche le rend supérieur au MacBook Air sur plusieurs points.
Trois raisons de passer son chemin
La première et la plus notable limitation concerne les ports. Le Neo possède deux ports USB-C, mais l'un d'eux fonctionne en USB 2.0 avec des vitesses maximales de 480 Mbit/s. Cette norme date d'il y a vingt ans. Si vous prévoyez de copier des vidéos 4K, de travailler avec des fichiers volumineux ou d'effectuer des sauvegardes sur un disque dur externe, vous ne disposerez en réalité que d'un seul port utilisable.
La seconde option est la configuration de base. Pour 599 $, vous obtenez 8 Go de RAM et 256 Go de stockage. C'est le strict minimum pour faire tourner macOS Tahoe aujourd'hui. Qu'adviendra-t-il lors de la prochaine mise à jour système ? Comment la machine fonctionnera-t-elle lorsque les modèles d'IA locaux commenceront à exiger davantage de ressources ? Le Neo ne permet aucune évolutivité : la puissance supplémentaire offerte par les MacBook plus chers est tout simplement absente.
Troisièmement, l'absence de clavier rétroéclairé et de Touch ID sur le modèle de base. Les employés des Apple Store insistent lourdement sur ce point, incitant les acheteurs à opter pour le modèle 512 Go à 699 $, qui inclut Touch ID. Or, ce modèle ne propose pas non plus de clavier rétroéclairé ; de même, le port USB 2.0 peu performant et la limite de mémoire de 8 Go sont toujours présents, ce qui signifie qu'un grand nombre d'applications ne se lanceront pas du tout ou fonctionneront mal.
Un nouveau MacBook pour un nouveau public
Le MacBook Neo a lancé un MacBook à moins de 999 dollars, un prix de référence pour les Mac grand public depuis longtemps. Apple change ouvertement de stratégie : elle délaisse l’image d’un appareil haut de gamme au profit d’une stratégie offensive visant à attirer de nouveaux utilisateurs vers son écosystème de services cloud. Ce changement fondamental modifie également les critères d’évaluation de ce nouvel ordinateur portable.
Ceux qui envisagent l'achat du Neo devraient être honnêtes quant à leurs véritables besoins en matière d'ordinateur portable. La machine est clairement conçue pour ceux qui n'ont jamais utilisé de Mac auparavant, et pour ce public, ses compromis semblent acceptables. Un utilisateur expérimenté, familier avec l'écosystème Apple, constatera probablement que les limitations du Neo sont plus importantes que son prix attractif.
L'avis de l'IA
Du point de vue de l'apprentissage automatique, le MacBook Neo reprend la logique qu'Apple a déjà employée avec l'iPhone SE : un design très familier, des caractéristiques techniques volontairement allégées et un prix qui ouvre l'écosystème à un nouveau public. Historiquement, ces appareils deviennent rarement le premier choix, mais ils servent efficacement de tremplin, incitant les utilisateurs à passer à un modèle plus cher dans les deux ou trois ans qui suivent. C'est précisément ainsi que l'iPhone SE a stimulé les ventes d'iPhone Pro.
