
L'ingénieur logiciel Jake Nesler a créé un agent de trading IA inspiré de Claude, le robot d'Anthropic. Ce dernier imite le style de trading de son créateur, analyse les risques et détermine automatiquement la taille des positions, rapporte Bloomberg.
Durant le mois de test, l'agent a affiché un rendement de 7 %, contre 4,5 % pour l'indice S&P 500 sur la même période. Dès la première semaine, l'algorithme a refusé d'acheter des actions Nvidia au plus haut, évitant ainsi à son propriétaire une perte de 10 000 $. Parallèlement, la volatilité de la stratégie s'est avérée élevée : les pertes ont atteint 22 %.
Nessler a entraîné le modèle pendant deux semaines sur la plateforme Alpaca. Au départ, Claude était trop prudent et ne choisissait que des valeurs sûres. Le développeur a dû ajuster manuellement les paramètres pour inciter l'IA à prendre des risques plus importants.
La popularité des agents d'IA auprès des traders particuliers ne cesse de croître. Des outils comme OpenClaw permettent de contrôler des bots via Telegram ou WhatsApp. Les principales plateformes — OKX, Bybit et Kraken — ont déjà mis en place des interfaces pour simplifier l'utilisation des systèmes automatisés.
Les experts mettent en garde contre les risques. Selon Jay Malavia, cofondateur de Kairos Terminal, les algorithmes performants sont rarement rendus publics, et de fausses captures d'écran de rentabilité circulent sur les réseaux sociaux, généralement pour promouvoir des logiciels malveillants.
Nesler lui-même n'est pas encore prêt à confier de véritables actifs au robot. Lors d'expérimentations sur des marchés de prédiction, son agent a rapidement perdu la totalité de son dépôt. Le trader a comparé l'état actuel du trading par IA aux machines à sous, où le résultat dépend largement du hasard.
Pour rappel, en avril, Anthropic a lancé un banc d'essai où des agents d'IA jouent le rôle d'acheteurs et de vendeurs. Cette expérience s'appelait Project Deal.
