
Le représentant américain Byron Donalds a officiellement annoncé cette semaine son achat de bitcoins. La transaction s'élève à près de 100 000 dollars. Cet événement a suscité un vif intérêt public, compte tenu de sa fonction actuelle. Donalds siège en effet à la sous-commission de la Chambre des représentants chargée des actifs numériques.
La situation évolue dans un contexte de surveillance accrue des transactions financières du Congrès. Parallèlement, les spéculations vont bon train quant à l'adoption imminente d'une loi sur la structure du marché. Ce texte pourrait fortement stimuler la hausse du prix du Bitcoin.
Le rôle du comité compétent et les signaux du marché
Le sous-comité sur les actifs numériques, les technologies financières et l'intelligence artificielle élabore la législation fédérale. Cet organe réglemente l'économie numérique. Il joue un rôle essentiel dans l'établissement de règles claires pour les crypto-actifs et les technologies financières.
La position de Donalds soulève des questions légitimes quant à l'accès à l'information privilégiée. Il est possible que l'homme politique ait conclu cet accord en se basant sur des informations non encore publiques. Par conséquent, le moment choisi pour cette acquisition d'actifs a suscité des inquiétudes chez les observateurs.

Cet accord alimente également les discussions sur l'évolution future du Bitcoin en ce début d'année. Au moment de la rédaction de cet article, le Bitcoin s'échange à 91 370 $. Une forte volatilité a été observée précédemment, avec des prix tombant jusqu'à 84 000 $. Le seuil psychologique important des 100 000 $ reste encore hors d'atteinte.
Les analystes s'inquiètent de l'éventualité d'une tendance baissière. Un recul de la demande d'actifs numériques pourrait être un signe négatif. Julio Moreno, expert chez CryptoQuant, a prédit une baisse lors d'une récente interview avec BeInCrypto. Il estime que le Bitcoin pourrait atteindre son plancher à 56 000 $ en 2026.
Évolution du prix du Bitcoin. Source : CoinGecko.
Néanmoins, un achat important réalisé par un parlementaire influent est encourageant. Cela pourrait indiquer une reprise attendue des cours boursiers avant que les pressions du marché ne s'intensifient. Le projet de loi sur la structure du marché, actuellement débattu au Congrès, pourrait donner l'impulsion nécessaire à la croissance.
L’impact de la loi CLARITY sur la valeur des actifs
En juillet, la Chambre des représentants a adopté la loi CLARITY. Ce texte législatif vise à réglementer de manière exhaustive le marché des cryptomonnaies. Depuis, le Sénat travaille sur sa propre version de cette initiative, la loi sur l'innovation financière responsable (Responsible Financial Innovation Act).
Le projet est actuellement examiné par les commissions compétentes du Sénat. La commission de l'agriculture a déjà publié un document de travail. La commission des banques, quant à elle, n'a pas encore présenté ses propositions.
Le vote du Sénat n'aura lieu qu'une fois toutes les formalités accomplies. En cas d'adoption, le projet de loi sera renvoyé à la Chambre des représentants pour approbation finale. La dernière étape sera la signature du président Donald Trump.
Malgré les atermoiements politiques, des informations indiquent que la loi CLARITY pourrait être adoptée dès le mois de mars. Cet événement aura un impact fondamental et significatif sur le cours du Bitcoin.

L'adoption du GENIUS Act en juillet dernier en est un exemple. Suite à la signature de cette loi par Trump, le Bitcoin a atteint un record historique de 119 000 $. L'adoption du CLARITY Act pourrait déclencher une réaction positive similaire sur les marchés.
Le secteur des cryptomonnaies a longtemps évolué dans un contexte réglementaire incertain. Une législation claire renforcera la confiance des consommateurs et des investisseurs institutionnels. Cette législation ambitieuse constituera un important moteur de croissance.
Par ailleurs, le dernier achat de Donald a relancé le débat sur l'interdiction pour les membres du Congrès de négocier des actions.
Le problème des délits d'initiés au Congrès
Byron Donalds n'est pas le seul élu dont les activités d'investissement ont soulevé des questions quant à d'éventuels conflits d'intérêts.
En octobre, BeInCrypto a révélé les transactions du représentant de Louisiane, Cleo Fields. Ce dernier a acquis au moment opportun des actions de la société de minage de cryptomonnaies IREN. Fields est membre de la commission des services financiers de la Chambre des représentants. La valeur de ses investissements a ensuite augmenté de 233 %.
Le représentant Jonathan Jackson a par la suite acheté des actions Robinhood pour la première fois. Il siège à la sous-commission de la Chambre des représentants chargée des matières premières, des actifs numériques et du développement rural.
Le débat dépasse le cadre des cryptomonnaies et englobe toutes les formes de transactions boursières. Le problème est systémique. L'année dernière, les législateurs ont intensifié leurs efforts pour adopter des mesures restrictives. L'objectif de ces initiatives est d'empêcher l'utilisation d'informations non publiques à des fins personnelles.
Samedi, le représentant Ritchie Torres a confirmé son intention de présenter un nouveau projet de loi. Cette initiative interdirait aux fonctionnaires fédéraux et aux employés du pouvoir exécutif de conclure des contrats sur les marchés de prédiction lorsqu'ils ont accès à des données classifiées. Il est à noter que M. Torres, tout comme M. Donalds, siège à la sous-commission des actifs numériques de la Chambre des représentants.
En octobre dernier, le député Ro Khanna avait déjà présenté une initiative législative similaire. Celle-ci propose d'interdire totalement les transactions en cryptomonnaies et en actions pour le président, sa famille et les membres du Congrès. Le document interdit également l'acceptation de fonds étrangers.
L'article : « Investissement d'un homme politique dans le Bitcoin et perspectives de la loi CLARITY » est paru initialement sur BeInCrypto.
