
Justin Bones, fondateur et directeur des investissements de CyberCapital, a critiqué les projets de blockchain centralisés, affirmant qu'ils contredisent les principes fondamentaux de l'industrie des cryptomonnaies. Il a soutenu que l'avenir de la finance doit reposer sur des réseaux entièrement décentralisés et que les systèmes nécessitant l'autorisation d'entités centralisées ne peuvent être considérés comme faisant partie de cette transformation. Il a souligné que de telles solutions ralentissent le développement du secteur et détournent l'attention de ses objectifs principaux.
L'expert a cité Ripple, Canton Network, Stellar, Hedera et Algorand comme des projets qu'il considère comme centralisés. Il estime que le réseau Ripple utilise une liste de validateurs de confiance établie par une structure centralisée, ce qui limite de fait la participation d'individus indépendants. Des principes similaires, affirme-t-il, sont appliqués dans Stellar, où une liste d'organisations recommandées joue un rôle clé. Dans le cas de Canton et Hedera, soutient l'analyste, l'ensemble des validateurs est entièrement contrôlé et leur participation est soumise à autorisation.
L'expert a abordé plus précisément l'architecture d'Algorand. Il a souligné que, malgré la possibilité de lancer des nœuds de participation sans autorisation, des « nœuds relais » clés demeurent des éléments d'infrastructure contrôlés. Il estime que de tels mécanismes limitent la décentralisation du réseau, bien que leur rôle dans les performances actuelles du système fasse encore débat.
L'expert a également présenté sa classification des algorithmes de consensus dans les systèmes blockchain. Il distingue trois modèles fondamentaux : la preuve d'enjeu (Proof-of-Stake), la preuve de travail (Proof-of-Work) et la preuve d'autorité (Proof-of-Authority). Selon lui, les réseaux qui n'utilisent pas de mécanismes de staking ou de calcul s'appuient de fait sur la confiance envers des participants centralisés, ce qui contredit le principe d'une infrastructure sans confiance.
Selon Justin Bones, les réseaux blockchain peuvent être globalement divisés en deux catégories : les systèmes totalement « sans autorisation » et les systèmes centralisés. Il souligne que la présence d’éléments nécessitant une autorisation constitue un grave compromis, car elle compromet les propriétés fondamentales du secteur des cryptomonnaies, notamment la résistance à la censure, la neutralité et l’immuabilité.
