BPI s'oppose aux exigences bancaires strictes pour le Bitcoin

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Le Bitcoin Policy Institute (BPI) entend contester l'approche de la Réserve fédérale américaine en matière d'évaluation des risques liés aux cryptomonnaies dans le secteur bancaire. L'organisation prévoit de participer aux débats publics sur les nouvelles règles qui détermineront la mise en œuvre des normes internationales du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire au sein du système financier américain.

La position de l'institut a été exprimée par son directeur général, Conner Brown. Selon lui, après la publication du projet de la Réserve fédérale, le BPI étudiera le document en détail et soumettra un commentaire officiel à l'autorité de régulation. L'organisation espère convaincre les autorités de reconsidérer le modèle actuel d'évaluation des risques liés au Bitcoin et d'éviter d'imposer des exigences excessives aux banques.

La vive réaction de la BPI a été provoquée par l'annonce de la Réserve fédérale concernant la préparation d'une proposition visant à mettre en œuvre la phase finale des règles de Bâle aux États-Unis. Ces normes déterminent la manière dont les banques doivent comptabiliser les risques dans leur bilan et le niveau de capital qu'elles doivent détenir pour protéger les investisseurs.

Selon la BPI, le Bitcoin est considéré comme l'un des actifs les plus risqués pour les banques dans le système international actuel. Son ratio de risque est fixé à 1 250 %, ce qui représente l'un des ratios les plus élevés parmi tous les instruments financiers.

Ce ratio contraint les banques à consacrer la quasi-totalité de leurs fonds propres aux positions en Bitcoin. Par conséquent, détenir des cryptomonnaies dans leur bilan devient nettement plus coûteux que de détenir des actifs traditionnels.

L'institut estime que de telles exigences limiteront la participation des banques au développement de l'infrastructure des monnaies numériques. Elles réduiront également l'intérêt des institutions financières pour les cryptomonnaies. Les représentants de BPI considèrent que le débat autour de la nouvelle proposition de la Réserve fédérale offre l'occasion de reconsidérer l'approche actuelle.

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